Fiche bibliographique

Deshairs Léon - "La vérité sur la Cour des Métiers "
Art et Décoration---

-Paris
novembre 1925
Contenu sur Girieud
(...) Neuf fresques, confiées à MM. Pierre Girieud, Georges Dufrénoy, Alfred Lombard, Louis Riou, André Favory, Marcel Roche, Pierre Farrey, devaient, en de larges synthèses, représenter, aux murs de la Cour des Métiers, « l'histoire des Arts » : les Arts de la vie, les Arts de la mort, les Arts religieux, les Arts de la pierre, du bois, du métal, les Arts de la parure, les Arts rustiques, les Arts du feu(...) Les peintres présentèrent des esquisses que M. Gabriel Mourey reproduit dans sa plaquette. On en loua l'unité d'inspiration. Néanmoins, sur un rapport de M. Louis Bonnier, directeur des services d'architecture, elles furent finalement refusées par le Comité d'Esthétique, comme n'étant moderne ni dans l'esprit, ni dans la forme, et, par conséquent, contraires aux principes de l'Exposition. Louis Bonnier reprochait aux peintres d'avoir usé d'allégories surannées et de ne s'être en rien inspirés du spectacle de la vie d'aujourd'hui. (...) La faute en est pour une part au programme choisi : l'Histoire des Arts. Il devait susciter des réminiscences de musées dans l'imagination d'artistes — je pense à MM. Girieud et Lombard — qui ne sont pas naturellement enclins à les repousser. Mais n'y avait-il pas plus d'archaïsme dans biens des œuvres admises à l'Exposition? (...) A toutes ces compositions, la fresque eût sans doute donné une tenue, une discrétion, un accord avec l'architecture qui faisait trop défaut aux peintures à l'huile marouflées sur la Cour des Métiers. En tout cas, elles ne pouvaient être pires que ces dernières, cependant très modernes d'intentions, et il leur eût été difficile d'en égaler la médiocrité ou la vulgarité agressive. (...)